La Piedad Popular. Rev. Horacio Brito
La piété populaire
Rev. Horacio Brito
Informe
Tout d'abord je tiens à remercier Monseigneur Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation de m'avoir inviter à ce congrès.
Ma participation consistera à mettre en lumière la dimension missionnaire de la pastorale de la piété populaire telle qu'elle nous est présentée dans les textes n°122-126 d'Evangelii Gaudium, Monseigneur Victor Manuel Fernandez nous dit que «le thème d'Evangelii Gaudium n'est pas l'évangélisation en général mais l'annonce de l'Evangile. Ce n'est pas non plus l'enseignement de l'Eglise». (Ce que nous dit François p.31)
Ceci s'applique tout particulièrement à la piété populaire car elle a en elle même, une dimension missionnaire, d'ailleurs, le Pape François, nous invite en tant qu'agents pastoraux, tout d'abord, à nous convertir, « pour qu'à partir d'une connaturalité affective que donne l'amour, nous puissions apprécier la vie théologale présente dans la piété des peuples chrétiens spécialement dans les pauvres » (EG n°125), le saint Père nous invite aussi à « ne pas prétendre contrôler la force missionnaire » de la piété populaire (EG n°125).
Dans un premier temps, je ferai une distinction qui me semble nécessaire entre piété populaire et religiosité populaire
Dans un deuxième temps, je parlerai de quelques points essentiels qui touchent à la vie d'un Sanctuaire en tant que lieu privilégié de la manifestation de la piété populaire.
Enfin, à partir de ces deux énoncés, je tirerai quelques conclusions,
Piété populaire et religiosité populaire
Dans l’Evangelii Gaudium (n.122), le Pape François nous dit : “Quand un peuple a inculturé l’Evangile, dans son processus de transmission culturelle, il transmet aussi la foi de manière toujours nouvelle […], d’où l’importance particulière de la piété populaire, expression authentique de l’expression missionnaire spontanée du Peuple de Dieu. Il s’agit d’une réalité en développement permanent où l’Esprit Saint est l’agent premier. »
Le Saint-Père reprend ainsi les contenus du Document de Aparecida, où sont mises en évidence les qualités et les vertus de la piété populaire que je résume en ces points principaux :
. une manière légitime de vivre la Foi ;
. une façon de se sentir membre à part entière de l’Église ;
. une manière d’être missionnaire ;
. une manifestation puissante du Dieu vivant dans un monde sécularisé ;
. un canal de transmission de la Foi ;
. un trésor qui contribue à l’originalité historique et culturelle des pauvres et qui constitue le fruit d’une synthèse entre les cultures et la foi chrétienne.
L’expression “piété populaire” avait déjà été utilisée par le Concile Vatican II (S.C. n.9,13 ; Lumen gentium n. 66 et 67), mais c’est le Pape Paul VI qui, dans l’Evangelii Nuntiandi ( n.48), invite l’Église à employer l’expression “piété populaire” au lieu de “religiosité populaire”.
Par conséquent, ce n’est pas un hasard si le Pape François utilise l’expression “piété populaire” au lieu de “religiosité populaire”. En effet, cette dernière se réfère davantage à des réalités sociologiques, alors que “les expressions de la piété populaire ont beaucoup à nous apprendre, et, pour qui sait les lire, elles sont un lieu théologique auquel nous devons prêter attention, en particulier au moment où nous pensons à la nouvelle évangélisation » (EG. n. 126).
La piété chrétienne réside dans la capacité que les hommes ont à répondre d’une manière concrète à l’Alliance que Dieu nous invite à créer entre chacun de nous et collectivement. Chez l’homme, cette “capacité miséricordieuse” se manifeste comme un don de l’Esprit Saint qui cherche à glorifier Dieu à partir des attitudes les plus nobles de son existence.
Le mot «populaire» peut renvoyer à trois éléments : il peut se référer au peuple tout entier, aux pauvres, ou bien à ce qui n’a pas de statut officiel. Après avoir éclairci ce point, nous pouvons ajouter ce que nous dit l’Evangelii Gaudium : une véritable piété populaire “traduit une soif de Dieu que seuls les simples et les pauvres peuvent connaître et qu’elle rend capable de générosité et de sacrifice jusqu’à l’héroïsme lorsqu’il s’agit de manifester la foi […] il s’agit d’un précieux trésor de l’Eglise » (EG. n.123).
Enfin, il faudrait ajouter que cette capacité miséricordieuse du peuple de Dieu, que les évêques latino-américains appellent «la spiritualité populaire» ou «la spiritualité incarnée dans la culture des simples”, est essentiellement missionnaire.
Comme il s'agit d'une rencontre internationale d'agents pastoraux, je me permets d'insister sur un aspect d'une importance primordiale auquel le Saint-Père nous a invités à donner suite : celle de notre propre conversion. “Pour comprendre cette réalité (l’aspect missionnaire de la piété populaire), il faut s’en approcher avec le regard du Bon Pasteur, qui ne cherche pas à juger mais à aimer. C’est seulement à partir d’une connaturalité affective que donne l’amour que nous pouvons apprécier la vie théologale présente dans la piété des peuples chrétiens, spécialement dans les pauvres ». (EG.n.125).
Les Sanctuaires et la Piété populaire
Les réflexions qui suivent sont le fruit de mon expérience personnelle en tant que prêtre et recteur du Sanctuaire de Lourdes et peuvent représenter une contribution pour d'autres Sanctuaires, tous des lieux privilégiés de la piété populaire. Mon but est de mettre en évidence quelques aspects missionnaires de la piété populaire dans la vie d'un sanctuaire.
Il est très difficile de définir un Sanctuaire en quelques mots. Il est aussi très difficile de le définir à partir de ses caractéristiques les plus évidentes, à savoir la prière, les processions, la présence des malades, son internationalité ou ses milliers de bénévoles.
En réalité, le Sanctuaire est tout cela et, en même temps, il ne l’est pas. Tout simplement parce que, à partir de son événement fondateur, que ce soit l’apparition, la guérison, une circonstance providentielle, etc., un Sanctuaire est avant tout une grâce et comme toutes les grâces, c’est un don de Dieu, une grâce qui se manifeste sous plusieurs formes et parmi elles celle de la piété populaire.
Un sanctuaire naît dans un lieu bien défini, mais la grâce du Sanctuaire dépasse largement ses limites géographiques. Il n’est pas nécessaire d'être à Fatima, Lorette, Luján, Aparecida, Lourdes, Guadalupe, Itatí, etc., pour vivre la grâce de chacun de ces Sanctuaires. Des millions de chrétiens s’en nourrissent quotidiennement, sans jamais avoir visité ces endroits. Pendant 20 ans, j'ai été responsable de la pastorale des communautés de haute montagne dans le diocèse de Tucumán (Argentine), au pied de la Cordillère des Andes. Ces localités ne sont accessibles qu’à dos d’âne, après deux jours de voyage, au-dessus de deux mille mètres d'altitude. C’est là, je peux vous l’assurer, que je me suis senti invité par le témoignage et la prière de ces communautés chrétiennes à m'approprier de la grâce de trois grandes dévotions françaises: le Sacré-Coeur, Thérèse de l'Enfant Jésus et de Notre-Dame de Lourdes ! Pour ces chrétiens, Lisieux, Paray-le-Monial, Lourdes, sont là, dans cette petite chapelle en terre qui abrite l'image de leurs saints patrons. C'est le fruit d’un travail missionnaire de très longue date. Au début, les agents pastoraux n’étaient que quelques prêtres français du XIXe siècle, puis ce furent des catéchistes et enfin toute la communauté. Nul besoin d’être en Terre Sainte pour vivre la grâce de la Bonne Nouvelle...
La grâce d'un Sanctuaire n'est que la grâce première de l'Évangile. Convertissez-vous et croyez à l'Evangile ! (Mc. 1,15). Elle possède quelque chose d’originel, de premier, de fondamental, de kérigmatique. Il s'agit généralement d'un appel à la conversion. Dans le langage et dans les gestes de la piété populaire, la conversion revêt d’innombrables dénominations : guérison, miracle, guérison intérieure, recherche du pardon, partage, aide, remerciement, prière, marche, rencontre, etc. Mais si notre cœur de pasteurs est attentif et possède cette connaturalité affective que le Saint-Père attend de nous, nous nous rendrons compte que le pèlerin est toujours en quête d'un changement dans sa vie.
Tout comme l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne, la conversion est l’aboutissement d'un pèlerinage à un sanctuaire. Et en tant qu’agents pastoraux, nous nous devons d’être au service de cette conversion qui se manifeste par une infinité de gestes de la piété populaire.
L'accueil de la grâce dans un Sanctuaire commence par une découverte de l'humanité. En effet, si nous regardons de près les foules qui se rassemblent autour de la grotte de Lourdes, nous constatons qu’elles nous parlent tout d'abord d'humanité. Chacun vient avec ses souffrances, ses attentes, ses causes perdues, ses joies, ses peines et ses blessures. Même les gestes que les pèlerins accomplissent dans la grotte dévoilent la nudité et la pauvreté de notre humanité. Comment ne pas s’émouvoir ou ne pas être touché lorsqu’on voit une mère qui frotte son enfant malade contre le rocher ! C’est peut-être le geste du dernier espoir ! Il s'agit d'un geste commun dans la piété populaire.
Mais ce même geste, le fait de toucher le rocher, nous révèle aussi une autre réalité. En effet, ce rocher que la Mère de Dieu a « touché » renvoie le pèlerin à quelque chose de fondamental dans sa vie qui constitue son être et que personne ne peut toucher, ni détourner, ni détruire et qui ne pourra jamais être négocié ni vendu : la dignité d'être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu.
Par conséquent, le fait de «toucher» ce qui est sacré, nous parle à la fois de notre humanité et de l'irruption de Dieu au cœur de cette humanité. Et les gestes de la piété populaire sont pétris de ces deux réalités, Ils sont une belle illustration des paroles de l’apôtre saint Paul : «Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé."
En même temps, cette foule qui se tient devant la Grotte va laisser progressivement apparaître une autre réalité qui existe mais qui ne peut pas être vue à l'œil nu. Ainsi, le pèlerin après avoir vu cette foule, après s’être mélangés à cette multitude jusqu’à en faire partie, après avoir pris conscience que l'humanité, dont nous sommes tous faits, "est certainement cela," soudain, chacun découvrira qu’elle n'est pas une simple juxtaposition d'êtres humains, mais que cette humanité est l'Église. L'Église qui se présente non seulement comme une hiérarchie articulée autour de quelques hommes, mais aussi l'Église qui nous montre ce visage maternel que je vois et dont je n'ai pas peur. À Lourdes, la présence de la Vierge nous permet de rencontrer l'Église et de l'aimer : cette foule « porte en elle la grâce de la mission, de la sortie de soi pour être pèlerins : « le fait de marcher ensemble vers les sanctuaires, et de participer à d'autres manifestations de la piété populaire, en amenant aussi les enfants ou en invitant d'autres personnes, est en soi un acte d'évangélisation » (EG. n°124).
Si la visibilité de l'humanité et de l'Église constituent deux rencontres importantes dans l'expérience du pèlerin, elles l’aideront aussi à s’ouvrir à une troisième rencontre : celle avec le Christ. Et puisque Lourdes est un sanctuaire marial, c’est forcément un sanctuaire ecclésial. Et puisque Lourdes est un sanctuaire catholique, Jésus-Christ, le Sauveur du monde, constitue son cœur. L'humanité, l'Église et Jésus-Christ sont la voie qui mène à l'expérience de la grâce, à son accueil et aux fruits qu’elle continue largement à produire.
Compte tenu de ces réalités, nous pouvons constater que l'expérience du pèlerinage implique différents niveaux et étapes. Je parle bien de l'expérience du pèlerinage, car ces mêmes étapes s’entrecroisent dans le cœur du pèlerin. Il ne s’agit pas de catégories de pèlerins : c’est un concept qui n’existe pas et ne devrait pas exister dans le cœur d'un pasteur.
Une première étape, très importante, se situe au niveau de l'humanité, du fait de toucher le rocher, d’allumer un cierge, de boire et de se laver avec l'eau de la source, de faire le signe de croix etc ...
Une deuxième étape est liée aux dévotions ancestrales et traditionnelles de l'Église : réciter le chapelet, faire le chemin de croix, participer aux processions, etc …
La troisième étape concerne les sacrements : célébration de l'Eucharistie, de la Réconciliation. C’est l'expérience de ceux qui se laissent interpeller par la grâce du Sanctuaire.
Pouvons-nous et devons-nous, dans ces gestes, tracer une ligne de séparation entre la piété populaire et les gestes officiels de la liturgie? Certainement que oui, mais, comment ne pas constater que l'appel à la conversion est présente dans ces trois étapes du pèlerinage. Chacune d'entre elles mérite toute notre considération de Pasteur.
En tant qu’agents pastoraux nous devons être au service de ces trois réalités :
- En proclamant et en diffusant la Parole de Dieu. Les sanctuaires ont besoin de bons prédicateurs.
- En célébrant les sacrements, notamment l'Eucharistie et la Réconciliation.
- En assurant l’accueil des plus pauvres et des malades souffrant dans leur corps et leur âme. D'une certaine manière, la crédibilité du Sanctuaire se fonde sur l'organisation de la charité.
- En accompagnant et en animant la prière personnelle et communautaire.
Si l’Église n’effectue pas ce travail, un sanctuaire peut devenir un musée ou un centre de congrès. En fait, nous sommes au service de la grâce du sanctuaire qui constitue le reflet de la grâce de l'Évangile. C’est une grâce qui nous transcende et dont personne ne peut en devenir le propriétaire.
De cette constatation, nous pouvons déjà tirer un enseignement pastoral très important. Qu’il s’agisse de l'évêque, du recteur, des prêtres, des religieux, des bénévoles ou des employés d'un sanctuaire, la seule attitude possible est celle d’être au service de la grâce du Sanctuaire lui-même, qui s'exprime à travers d’innombrables gestes de la piété populaire. À cet égard, je me réfère à une expérience personnelle. Pendant plusieurs années, j'ai été prêtre dans une paroisse et la question que je me posais constamment était la suivante : que devons-nous faire pour annoncer l'Évangile dans le territoire de la paroisse? Aujourd'hui, en tant que recteur du Sanctuaire de Lourdes, la question que je me pose est : comment faire pour que tous les pèlerins puissent accéder à la grâce de Lourdes?
Mais nous devons aussi être très prudents et prévoyants car, sans nous en rendre compte, nous pouvons cacher la grâce du Sanctuaire, ou tout simplement la détourner, l'ignorer ou l’éteindre. Nous ne sommes que les serviteurs de cette grâce qui cherchera toujours à se répandre parce qu’elle est profondément missionnaire. " Ne contraignons pas et ne prétendons pas contrôler cette force missionnaire !” (EG n.124)
Quelques conclusions
(Le texte entre guillemet fait référence à l' article “Religiosidad popular y nueva evangelizacion » de José Rey Paredes)
1. Les missionnaires chrétiens n' « apportent Dieu » à personne, car Dieu est toujours présent devant eux, Parler autrement serait nier deux aspects capitaux de la foi chrétienne catholique, à savoir l'universalité de l'amour de Dieu et le principe de la sacramentalité. Soutenir que la culture rencontrée est purement et simplement « païenne » et sans foi impliquerait que Dieu est présent au milieu des chrétiens et qu'il les a seuls guidés, et qu'il est absent chez les autres et les a égarés ; ce serait là assurément un Dieu cynique et sectaire et non Celui qui aime toute l'humanité, Le principe chrétien, et spécialement catholique, de la sacramentalité traduit la conviction que Dieu communique à l'humanité son identité divine par le moyen des événements ordinaires et des choses de l'existence quotidienne. « Nous devons éviter de dresser une ligne de séparation très nette et rigide entre la piété populaire et la religion institutionnelle. L’action de Dieu peut prendre des formes que nous ne pouvons ni anticiper ni prévoir. Dieu agit souvent en dehors de nos structures. L'activité missionnaire ne s’identifie pas nécessairement à la communication rationnelle de l'Évangile. »
2. L'inculturation chrétienne doit encourager le particulier en tant que concrétisation de l'universel, promouvoir la diversité comme seul mode humain adapté à l'unité. Cela requiert l'amour radical où le prochain ne connaît ni exception ni favoritisme. Sans un tel amour, les agents pastoraux peuvent provoquer la terreur ou le sectarisme bigot, qui voit dans l'autre un ennemi détruire, s'il n'est pas domestiqué pour le rendre « comme nous ».
La piété populaire nous enseigne à interagir sérieusement avec la culture. C'est pourquoi nous devons être attentifs et généreux avec ces mouvements qui répondent mieux à la « soif de Dieu » de très nombreuses personnes.
3. Si les agents pastoraux perçoivent la révélation chrétienne comme statique et comme l'expression close de la plénitude de la vérité divine, ils opposent le dialogue ou la rencontre authentique à leur milieu culturel. Par contre, l'agent pastoral est invité à percevoir avec conviction que le « récit » de la foi chrétienne continue de se déployer, qu'il a encore des profondeurs à sonder et un « surplus de sens » qu'on n' épuisera jamais. Les agents pastoraux doivent être convaincus de ce sens « évolutif » de la foi chrétienne, la foi d'un peuple pèlerin.
« Nous devons redécouvrir la présence de l'Esprit Saint dans la piété populaire : probablement sous de milliers de noms différents. C'est l'Esprit Saint qui conduit la piété populaire à la vérité complète : c’est-à-dire, à la centralité du mystère pascal, à Jésus, à son Église. La piété populaire ne doit pas être "instrumentalisée" comme un objet de la stratégie pastorale mais elle doit être appréciée en soi, en tant que présence de l'Esprit Saint. »
4. Les agents pastoraux ont toujours pour devoir de veiller à ce que le peuple de Dieu ait un accès direct au récit et à la vision de la foi chrétienne. « La piété populaire doit être comprise et revigorée à partir de la Parole de Dieu, elle ne peut être purifiée qu’à partir du grand récit de l'Esprit, ce n’est qu’à partir de là que les récits mineurs peuvent avoir un sens. »
5. « La piété populaire doit être orientée vers l'expérience de l'Alliance avec Dieu. Il est évident que la piété populaire et la liturgie sont clairement reliées entre elles, elles nous parlent de l'Alliance de Dieu avec son Peuple, avec l’humanité, avec la création : elles doivent s’harmoniser. »
6. L'appel à la foi chrétienne est toujours une invitation à la métanoia, à la conversion personnelle, à la suite de Jésus, et à participer à l'édification du règne de Dieu dans son propre contexte historique. Cet appel à vivre en disciples doit bien être une invitation, plutôt qu'un espoir et les agents pastoraux doivent contribuer à :
- transformer le mouvement populaire dans un grand mouvement communautaire,
- passer de la nature individualiste d’un christianisme sans appartenance, d’un christianisme socio-culturel, au christianisme de la convocation ecclésiale.
- aller de la discontinuité ou de l’intermittence à la continuité.
- faire aboutir le pèlerinage vers une démarche de conversion.
7. « Savoir découvrir que la piété populaire est une chance pour la Nouvelle Évangélisation, car elle peut être un espace de dialogue entre la foi et la raison, entre l’aspect naturel et païen et la foi révélée. »


