El dinamismo de la alegría en la vida cristiana. S.Em. Card. Laurent Monsengwo Pasinya
Le dynamisme de la joie dans la vie chrétienne d’après Evangelii Gaudium
Cardenal Laurent Monsengwo Pasinya
Abstract
L’Evangile est une bonne Nouvelle : la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ. Une bonne nouvelle, on l’annonce avec joie.
La bonne Nouvelle part du mandat de Jésus : « Allez, de toutes les nations faites mes disciples » (Mt 28,19). Il faut donc une Eglise en état de sortie missionnaire. Tous doivent sortir de leur commodité et de leur confort pour rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière du Christ.
Les périphéries comprennent les plus pauvres, les exclus de la société, les gens sans emploi et dès lors sans dignité et sans droit, mais aussi tous ceux qui croient avoir tous les droits alors qu’ils n’en ont pas puisqu’ils privent les autres de la justice et de leurs droits.
La sortie missionnaire implique l’intimité avec le Christ. Une intimité itinérante, une communion missionnaire. « Fidèle au modèle du maître, il est vital que l’Eglise sorte pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur. La joie de l’Evangile est pour tout le peuple (Lc 2,10).
L’Eglise en sortie pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur suppose qu’on prenne des initiatives, qu’on s’implique, qu’ « on se mouille », qu’on « se salisse », qu’on accompagne, qu’on vive avec les gens, qu’on fructifie, qu’on raccourcisse les distances pour être au milieu du peuple, qu’on supporte les mauvais accueils et les humiliations, qu’ « on s’agenouille pour laver les pieds, qu’on assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple. La communauté évangélisatrice vit au rythme du peuple, « sent l’odeur des brebis ».
L’Eglise attentive aux situations concrètes de tous ses enfants imite l’attention de Marie qui n’hésite pas à prendre des initiatives et à s’impliquer à Cana. De même c’est elle qui, s’associant intimement à la passion et à la mort du Rédempteur, devient « l’Etoile de la Nouvelle évangélisation ».
Informe
Ils ont rencontré le Christ…
A la lecture de l’exhortation Evangelii gaudium –la joie de l’Evangile-, on retire dès les premières pages, l’impression soutenue que l’Eglise voulue par le Pape François est une Eglise où les chrétiens ont fait l’expérience du Christ : ils l’ont rencontré, de son contact ils ont reçu son « Evangile », sa Bonne Nouvelle, et ils en ressentent une joie immense et irrésistiblement ils s’en vont à travers le monde communiquer cette joie aux autres. Comme les deux disciples d’Emmaüs ils disent : « Notre cœur n’était-il pas brûlant quand nous l’avons rencontré et qu’il nous expliquait sa Bonne Nouvelle ? (cf. Lc 24,32)
Un converti à la joie de l’Evangile
Au fil de la lecture, on a l’impression que le Pape François va dans le monde à la recherche d’hommes et des femmes qui, en plein midi, s’écrient à l’instar du vieux philosophe Diogène : « Je cherche un homme, un chrétien, un converti à la Bonne Nouvelle du Christ, un vrai fidèle du Christ, un converti à la joie de l’Evangile. Quelqu’un qui puisse transmettre la foi au Christ ».
Une bonne nouvelle pour tous
Quand on a parcouru tout le livre, l’impression devient une certitude : le christianisme n’est pas d’abord un code de morale, mais une bonne nouvelle pour tous : les saints, les pécheurs, les découragés, les enthousiastes, les hommes et les femmes en recherche de Dieu à la suite d’une erreur de jeunesse, une erreur de parcours qu’ils regrettent d’avoir commise, mais qu’ils ne peuvent plus effacer de leur vie quoi qu’ils fassent. Que faire ? D’autres qui ont reçu la foi mais ont abandonné la pratique des sacrements. Comment leur redonner la joie de la conversion ? Pour ces hommes et ces femmes, que l’évolution de la société a conduits à la malcroyance, à l’incroyance, voire à l’athéisme, fût-il pratique, quelle planche de salut leur offrir pour qu’ils s’y accrochent ? Autrement dit : comment faire expérimenter au pécheur la miséricorde et la tendresse du Dieu-Père ?
Problématiques…
Ces problématiques, le Pape y fait face avec lucidité et réalisme pastoral, sans éluder les difficultés pratiques, mais avec un grand souci d’apporter à tous le salut que le Christ offre. Nous allons parcourir les principaux moments de son exhortation dans le temps qui nous est imparti, en y soulignant les aspects innovateurs.
La joie du salut
L’annonce du salut dans l’Ancienne Alliance, comme dans la Nouvelle, est évoquée toujours dans un contexte de joie. Le Messie attendu est censé apporter la joie et l’allégresse (Is 9,21). La création tout entière participe à cette joie du salut : « Cieux, criez de joie ; terre, exulte, que les montagnes poussent des cris, car le Seigneur a consolé son peuple, il prend en pitié ses affligés ». Cette joie se retrouve dans le prophète Zacharie qui invite la fille de Sion à exulter et à pousser des cris de joie, car le Seigneur vient humble, mais victorieux (Za 9,9)
Mais ce n’est pas la joie mondaine enracinée dans l’abondance des biens matériels, c’est la joie des petits et des humbles, elle est permanente, quotidienne, parce qu’elle s’origine dans l’annonce et l’accueil du salut de Dieu. C’est la joie des cœurs droits et purs. « Je te bénis ô Père, d’avoir caché cela à des sages et à des intelligents, et de l’avoir révélé à des tout-petits » (Mt 11,25)
Joie et croix
Il est dès lors normal que la Croix, l’instrument de notre salut qui de part en part traverse l’Evangile et lui donne sens, soit une source de cette joie que la Bonne nouvelle donne : « pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la Croix de notre Seigneur Jésus Christ » (Gal 6, 14)
Joie et technologie
Le Pape François fait une distinction fort judicieuse entre la joie et la technologie (et nous osons ajouter croissance économique et évolution scientifique, aussi légitimes soient-ils). La technologie a créé beaucoup de loisirs et des plaisirs mais pas de joie pour autant. Que de violences et de suicides rencontrons-nous dans les milieux aisés de la société. Ne serait-ce pas que ces plaisirs sont conçus ou voulus en ignorant Dieu, « la source même de l’amour toujours plus grand de Dieu qui s’est manifesté en Jésus Christ » (EG, 75). Par ailleurs, que de joie authentique partagée par des gens simples, ou bien des gens engagés dans une vie professionnelle intense, qui placent Dieu au centre de leur vie !
Un Evangile toujours nouveau
« Le Christ est le même, hier, aujourd’hui et pour les siècles » (Hb 13,8), certes, mais son Evangile étant destiné à être incarné, ne peut rester figé dans le temps ni dans l’espace. Il doit s’inculturer, c’est-à-dire adopter dans ses expressions des formes nouvelles d’annonce. Mais citons le Pape lui-même : « Une annonce renouvelée donne aux croyants, même à ceux qui sont tièdes ou qui ne pratiquent pas, une nouvelle joie dans la foi et une fécondité évangélisatrice. En réalité son centre ainsi que son essence sont toujours les mêmes : le Dieu qui a manifesté son amour immense dans le Christ mort et ressuscité. Il rend ses fidèles toujours nouveaux, bien qu’ils soient anciens (…). Il (le Christ) est toujours jeune et source constante de nouveauté(…) comme l’affirme Saint Irénée : Dans sa venue, le Christ a porté avec lui toute nouveauté (IV, 34 – n° 11)
Jésus, le tout premier et le plus grand évangélisateur
La mission évangélisatrice part du mandat de Jésus : « Allez de toutes les nations faites mes disciples » (Mt 28,19). C’est son œuvre, qu’il a confiée aux Apôtres. Disciple, on le devient par le baptême après avoir appris tout ce que le Seigneur a enseigné et fait. Cette œuvre, il la suit du ciel, comme il l’atteste en disant : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » (Mt 28,20). L’œuvre missionnaire part de lui et il en assure sa présence et elle aboutit à lui. Il est le premier et le plus grand évangélisateur. Elle n’est pas une oeuvre individuelle. « Dans toute forme d’évangélisation, la primauté revient toujours à Dieu, qui a voulu nous appeler à collaborer avec lui et nous stimule avec la force de son Esprit. La véritable nouveauté est celle que Dieu lui-même veut produire de façon mystérieuse, celle qu’il inspire, celle qu’il provoque, celle qu’il oriente et accompagne de mille manières ».
Il faut donc que « la vie de l’Eglise manifeste que toute l’initiative vient de Dieu… » Elle nous demande tout, mais en même temps elle nous offre tout » D’où la joie de transmettre la foi reçue.
« Une foule de témoins » (Hb 12,1)
« La nouveauté de la mission ne signifie pas un déracinement, comme un oubli de l’histoire vivante qui nous accueille et nous pousse en avant » (n° 13). « Le christianisme est essentiellement historique, c.-à-d. Dieu se révèle par des événements et des paroles intimement unies entre eux, de sorte que les œuvres réalisées par Dieu dans l’histoire du salut, attestent et corroborent et la doctrine et le sens indiqués par les paroles, tandis que les paroles publient les œuvres et éclairent les mystères qu’elles contiennent » (Con. Vat. II, Dei Verbum,2). Le Pape François a trois notions pour dire cette doctrine de Vatican II : La mémoire, dit-il, est une dimension de notre foi que nous pourrions appeler « deutéronomique » par analogie avec la mémoire d’Israël. Ensuite Jésus nous laisse l’Eucharistie comme mémoire quotidienne de l’Eglise, qui nous introduit toujours plus dans la Pâque (cfr Lc 22,19). La joie évangélisatrice brille toujours sur le fond de la mémoire reconnaissante. Enfin le Pape conclut en disant qu’avec Jésus, la mémoire nous montre une véritable « multitude de témoins » (Hb 12,1). « Le croyant est fondamentalement quelqu’un qui fait mémoire » (EG, 13). De se savoir relié à cette multitude de témoins de la foi cause une joie immense de transmettre cette foi et de l’annoncer.
« L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction » (Benoit XVI) (EG, 14)
La nouvelle évangélisation comprend, selon le Pape François, trois domaines. D’abord la « pastorale ordinaire » qui vise les chrétiens qui croient et que l’on entend amener à croire davantage. « Il faut inclure dans ce domaine les chrétiens qui conservent une foi catholique intense et sincère, bien qu’ils ne participent pas fréquemment au culte ». Il s’agit d’amener toutes ces personnes à mieux répondre à l’amour de Dieu et à en vivre. Ensuite il y a le domaine des personnes baptisées qui pourtant ne vivent pas les exigences du baptême. L’Eglise, en mère attentive, s’engage pour les amener à la conversion qui leur restitue la joie de la foi et le désir de s’engager avec l’Evangile. Enfin, il y a ceux qui ne connaissent pas le Christ ou le refusent. Ils ont le droit à recevoir l’évangile, quel que ce soit leur état d’âme, puisque l’Evangile est destiné à tous les peuples. Ils ont vocation à partager la joie des invités aux noces de l’Agneau.
Action missionnaire : paradigme de toute tâche de l’Eglise (EG, 15)
Autant le mandat du Seigneur que les statistiques mondiales rendent l’activité missionnaire prioritaire. C’est le plus grand défi pour l’Eglise. Aussi « la cause missionnaire doit avoir la première place » (Jean-Paul II). Ce qui fait dire au Pape François que « l’action missionnaire est le paradigme de toute tâche de l’Eglise ». Passer d’une pastorale de pure conservation à une pastorale vraiment missionnaire (Evêques Latino-américains). Selon eux, on ne peut rester dans une attente passive à l’intérieur de nos églises. Il faut sortir à la recherche de la brebis perdue.
Eglise en état de sortie missionnaire (EG, 20-21)
Le mandat du Seigneur implique une Eglise en état de sortie missionnaire. Dans cet « allez ou sortez » sont inclus tous les scenarii et tous les défis de la mission pour tous. Tous doivent sortir de leur commodité et de leur confort pour rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile. Les périphéries, ce sont les plus pauvres, les exclus de la société, les gens sans emploi et dès lors sans dignité et sans droit, tous ceux qui croient avoir tous les droits alors qu’ils n’en ont pas puisqu’ils privent les autres de la justice et de leurs droits. La joie de l’Evangile est une joie missionnaire : la joie de combler les autres de la lumière du Christ, qui redonne à chaque personne le visage du Christ.
Cette joie est un signe que l’Evangile est annoncé et porte des fruits. Une fois la semence mise en terre, on ne s’attarde pas au même endroit : on va ailleurs (cfr Mc 1,18). L’Esprit Saint se charge de la croissance, de l’intelligence et de l’interprétation de la parole annoncée
Intimité avec Jésus (EG 23)
La présence permanente du Christ avec son Eglise, au point qu’il dit : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps », montre que l’œuvre est sienne et qu’il en est le premier artisan, et implique une intimité étroite de l’Eglise avec le Christ. Cette intimité ne peut être qu’une intimité pour la mission, « une intimité itinérante » (EG, 23), une « communion missionnaire ». « Fidèle au modèle du maître, il est vital que l’Eglise sorte pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur. La joie de l’Evangile est pour tout le peuple (Lc 2,10).
Prendre l’initiative… vivre au rythme du petit peuple (cf. EG, 24)
L’Eglise en sortie pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur suppose qu’on prend des initiatives, qu’on s’implique, qu’ « on se mouille », qu’on « se salisse », qu’on accompagne, qu’on vive avec les gens, qu’on fructifie, qu’on raccourcisse les distances pour être au milieu du peuple, qu’on supporte les mauvais accueils et les humiliations, qu’ « on s’agenouille pour laver les pieds, qu’on assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple. La communauté évangélisatrice vit au rythme du peuple, « sent l’odeur des brebis »… De ce fait il sait prendre part aux fêtes populaires et célébrer les fruits de la mission. « L’évangélisation joyeuse se fait beauté dans la liturgie » (EG, 24)
Une réforme essentielle et une conversion
Un tel programme suppose une ouverture à la réforme permanente de l’Eglise voulue par Vatican II. « Il y a des structures ecclésiales qui peuvent arriver à favoriser un dynamisme évangélisateur ; également les bonnes structures sont utiles quand une vie les anime, les soutient et les guide. Sans une vie nouvelle et un authentique esprit évangélique, sans fidélité de l’Eglise à sa propre vocation, toute nouvelle structure se corrompt en peu de temps » (EG, 26)
Un renouveau ecclésial qu’on ne peut différer
Toutes les structures doivent être malléables de façon à s’ouvrir à la mission et au dynamisme missionnaire de l’Eglise : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal pour l’évangélisation du monde actuel plus que pour l’autopréservation » (EG, 27-28). Se laisser convertir par l’Esprit Saint qui guide l’Eglise et sa mission.
L’Eglise locale et la réforme
L’Eglise locale comme incarnation de l’Eglise unique du Christ et sous la responsabilité d’un Evêque est appelée à cette ouverture et sortie missionnaire, d’abord par son ouverture à l’annonce de l’Evangile sous d’autres cieux, ensuite par sa sortie et l’annonce de l’Evangile vers les périphéries dans son propre territoire. A elle aussi s’applique les principes énoncés tout à l’heure de la réforme de toutes les structures pour la mission et de leur conversion pour se laisser guider par l’inspiration de l’Esprit Saint.
On l’aura remarqué, le Pape François tient à ce que l’annonce de l’Evangile soit d’abord joyeuse. Elle est joyeuse quand elle part du cœur de l’Evangile. Elle part du cœur de l’Evangile quand elle met l’homme en contact avec le Christ qui le sauve, quand on a compris que la vérité fondamentale de la foi chrétienne est que Dieu a envoyé son fils pour nous sauver à cause et malgré nos péchés. La morale chrétienne revient à rejoindre ce Dieu qui nous aime. L’amour est la grâce centrale, la Bonne Nouvelle c’est la tendresse du Père qui nous offre le salut à tous. L’Eglise, la communauté de foi, est envoyée pour l’annoncer à toutes les personnes de toutes conditions. C’est la sortie missionnaire pour rejoindre toute l’humanité.
Conclusion
Il ne fait pas de doute que le dynamisme de la foi préconisée par le Pape François s’enracine dans la pratique biblique des personnes, des groupes et des communautés de disciples en sortie missionnaire. Il comportait l’annonce généreuse et engagée du salut de Dieu donnée à toute personne en Jésus Christ. Cette annonce provoquait généralement la conversion, suivie du baptême, précédée parfois par une profession de foi ou par un complément de catéchèse. Nous en avons quelques beaux exemples dans le cas de l’Eunuque de Candace (Ac. 8, 34-39) et la fondation de l’Eglise antiochienne (Ac. 11, 19-25). Les nouveautés du Pape François se déduisent aisément de l’Ecriture. Ils sont basés sur certains principes, à savoir : Le salut est destiné à tous, c’est donc un droit qu’on ne peut refuser à personne, quel que soit son état. L’Eglise en sortie missionnaire provient du mandat du Seigneur : « Allez ». La réforme programmatique que propose le Pape répond au principe d’aller chercher la brebis égarée et la joie qui en résulte. Qu’il faille aller dans toutes les périphéries, c’est l’Evangile pour les pauvres et les exclus. Enfin, personne n’est exclu de la miséricorde divine ni de la tendresse du Père Eternel. Tout doit donc être fait pour faire expérimenter à toute personne cet Amour du Père en Jésus-Christ. Et tout doit être réorganisé (structures, pastorale, diocèses) afin d’atteindre cette finalité.
L’Eglise attentive aux situations concrètes de tous ses enfants imite l’attention de Marie qui n’hésite pas à prendre des initiatives et à s’impliquer à Cana. De même c’est elle qui, s’associant intimement à la passion et à la mort du Rédempteur, devient « l’Etoile de la Nouvelle évangélisation ».


